07.05.2012
Symposium de recherche en design le 1er juin lors des Designer's Days 2012
École Parsons à Paris (A division of Paris College of Art)
Symposium de recherche en design
1er juin 2012
- 1er juin 2012 | Symposium de recherche en design
« Identités et compétences des designers au regard du changement sociétal : changer l’échelle du processus design » par Brigitte Borja de Mozota (École Parsons), Bernard Darras (Université Paris I)
- 8h30-13h00 | Conférence
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / Amphi 1 / 12, Place du Panthéon – 75005 Paris
Quatre économistes de renom présentent leur point de vue sur les valeurs du design dans la compétitivité internationale, les industries créatives et l’économie immatérielle face aux organisations professionnelles des designers (AFD, FEDI).
- 14h00-18h00 | Ateliers en parallèle
École Parsons à Paris | 14, rue Letellier – 75015 Paris
Les compétences des designers et leurs modèles de mesure. Designence Value Index.
Exposition d’étudiants : Grand Paris création (Magdalena Jarvin, Raphaële Bidault-Waddington)
Inscription : b.borjademozota@parsons.paris.edu
17:40 | Lien permanent | Envoyer cette note
15.03.2012
Paris Designer's Days 2012 Symposium, Call for Papers

Symposium on Design Theory & Design Research
Forum chairs: Brigitte Borja de Mozota (École Parsons à Paris) & Bernard Darras (Université Paris I)
during Designer’s Days
June 1st 2012, Paris, France
“ Scaling up the Design Process :
transformation, hybridization, innovation, new identities through design skills ”
Art and design question individuals, groups, organizations, industries, communities, institutions, and change them through the creative process.
This design research symposium aims to investigate and share design processes applied to the immaterial economy. How do new ideas, identities and systems, emerge by applying art and design processes to larger economic issues?
Our 21st century economy is an economy of diversity and individual subjective preferences that reconstructs territories and meanings. The focus of this international research symposium is on sharing case studies, research, and insights into how innovative design processes and designers’ skills may help solve current problems and challenges of this immaterial economy.
This symposium aims to open new directions for design professionals and for design education, regarding organizational design, corporate transformations, experience industries, social responsibility, environmental and urban contexts. And finally, to develop new theories and models through scaling up research in art and design processes using different scientific perspectives.
Subthemes and tracks include:
Workshop 1: Experimentation and risk-taking skills for reinventing decision ecosystems and Corporate Social Responsibility for health systems, transportation systems, leisure, and public institutions;
Workshop 2: Visualization skills and integrative skills for developing plural identities and scenarios for brands and creative cities;
Workshop 3: Empathy skills and co-design, design thinking skills for changing attitudes of institutions in theirrelation to the outside environment, and service design;
Workshop 4: System skills and holistic skills, developing the awareness of all design stakeholders on the importanceof measuring design value in economy and international competition, demonstrating the usefulness of existing design indexes such as World Design Capital criteria, DME Award, Designence Value Index™, National Design Competitiveness index… and developing new macro design evaluation methods in the immaterial economy.
Accepted formats include case studies, pedagogical experiences, research, and social innovation projects.
Submissions should be addressed to: b.borjademozota@parsons.paris.edu.
Key dates
March 26 Short papers (max. 3,000 words) submission deadline
April 12 Acceptance decisions and feedback from symposium chairs
June 1 Symposium
- Morning: plenary session at Université Panthéon Sorbonne
- Afternoon: parallel sessions at École Parsons à Paris
15:27 | Lien permanent | Envoyer cette note
20.11.2011
Tunisie : Après la révolution, la re-conception ?
Par Stéphane Vincent, la 27e Région. Billet déjà publié ici.
Hayla Medded est maître-assistante à l'Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design (ESSTED) à Tunis. Le premier slide qu'elle présente lors de la journée de lancement de ces 7e Ateliers de Recherche en Design (ARD) est un panneau "Under construction"... Voilà qui résume bien l'état d'esprit du pays, quelques mois à peine après la "révolution pour la dignité" (expression préférée à celle de "Jasmin", qui fait plutôt référence à la prise de pouvoir de Ben Ali). Car c'est bien de reconstruire un pays dont il s'agit, d'un point de vue matériel mais aussi psychique, après des années d'oppression, de corruption et d'absence de projet pour le pays.

Quelques années plus tôt, Hayla avait consacré sa thèse à une critique du packaging. "Mais celle-ci s'est littéralement transformée en dossier à charge contre la société de l'hyperconsommation, jusqu'à dérouter complètement certains membres du jury!", explique Hayla. Elle s'interroge alors sur son orientation, et pense même à renoncer au design. Et plus récemment, elle décide de réorienter sa pratique vers des projets à vocation sociale et d'intérêt général. Sa priorité sera dorénavant l'éducation, mais aussi les zones rurales, qui ont le plus souffert du régime et dont les populations ont été totalement abandonnées*.
Aujourd'hui, Hayla nous présente un cas mené avec ses élèves pour repenser l'aménagement de l'école de design située à Manouba, petite ville de la banlieue sud de la capitale, dans le campus qui accueille au total 2900 étudiants. Elèves, enseignants mais aussi personnel administratif et technique ont été associés. Les insights qui ressortent couvrent les questions de propreté, de pratiques inter-cours, d'intelligibilité de l'information, et de l'identité et du sentiment d'appartenance. L'intervention va porter sur l'aménagement de l'école, la signalétique, les jardins, mais aussi la mémoire du travail des étudiants (Cf présentation sur Slideshare).
Certes, l'intérêt pour le design social et le design de service tel qu'entend le pratiquer Hayla est encore embryonnaire dans le pays. Mais depuis quelques années, les filières du design rencontrent un engouement important auprès des étudiants tunisiens. Ils sont plus d'une centaine à assister au colloque de l'ARD, dont un nombre impressionnant de candidats à la thèse.

Beaucoup d'appelés, mais combien d'élus ? L'encadrement est très faible, et il est difficile d'évaluer leurs chances réelles tant leurs motivations semblent variables. Comme partout, la voie universitaire est aussi un refuge, une façon de reculer l'échéance tant il est difficile de trouver ou de créer son emploi.
Une chose est certaine, en revanche : le potentiel du design en Tunisie est immense, dans la réinvention de l'artisanat, le maintien des industriels locales et bien sûr les services publics qui ont pris un retard considérable -en particulier en matière de transports publics. Sans parler du renouveau démocratique, qui ne se gagnera pas simplement par une nouvelle constitution mais aussi par des projets forts, associant directement les populations. "Les tunisiens peuvent redécouvrir leur pays sous un oeil entièrement neuf", propose un intervenant. Le design saura t-il jouer sa partition devant une perspective aussi vertigineuse ?
Un grand merci à Alain Findeli et Bernard Darras pour leur invitation, et aux équipes de l'Université de la Manouba et de l'Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design (ESSTED), en particulier Aicha Ben Salah et Hayla Meddeb pour leur accueil chaleureux. Les Ateliers de Recherche en Design se déroulaient cette année du 14 au 16 novembre à Tunis.
*C'est d'ailleurs de Sidi Bouzid, au centre du pays qu'est partie la contestation après l'immolation par le feu d'un jeune vendeur de fruits et légumes, Mohamed Bouazizi, pour ne gagner Tunis que plusieurs semaines plus tard.
19:35 | Lien permanent | Envoyer cette note
