29.04.2009

En quoi consiste le document de participation?

Proposition de contribution

Ateliers de la Recherche en Design

Poster Session du 11 juin 2009

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


Nom :

Prénom :

Mail :

Université :

Centre de Recherche :

Directeur de recherche :

Sujet de la thèse :

Titre du poster :

Sous titre :

Présentation du projet en 100 mots :

 

 

A renvoyer à :

Ilham Boumankhar

Secrétaire en charge du Colloque

Email : lesateliersdelarecherche@gmail.com

 

 

Format de fichier: .doc ou .pdf

 

 

26.04.2009

Dernier délai poster session: inscriptions ouvertes

Jeudi 11 juin POSTER SESSION, Université Paris 1 - Centre Saint-Charles

Appel à contribution


L’École Doctorale Arts et Sciences de l’Art et le Centre de Recherche Images Cultures et Cognitions (CRICC) de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne accueillent la sixième édition des « Ateliers de la Recherche en Design ».

 

À cette occasion, deux manifestations conjointes sont organisées :

-D’une part, un panorama des recherches doctorales en design et sur le design sous forme d’une poster session.

-D’autre part, trois tables rondes sur la recherche en design.

- Les terrains de la recherche

- Les terrains des PME

- Les terrains des professionnels

 

La poster session permet aux jeunes docteurs et doctorants de présenter leurs recherches en Design et sur le Design, de confronter leurs travaux et d’en discuter, de montrer la richesse et la diversité des objets de recherche, des méthodes, des méthodologies et des objectifs.

Tous les domaines du design sont concernés : le design graphique et visuel, le design d’espaces,   le design sonore, le design produit, le design interactif et le design de service, ainsi que  les partenaires naturels du design : les recherches appliquées, fondamentales, épistémologiques issues des  sciences de l’ingénieur, sciences de gestion, sciences  humaines et sociales et autres disciplines du projet.

 

 


Pour participer, il suffit de remplir le formulaire de contribution à la Poster Session que vous pouvez réclamer à cette adresse: email : lesateliersdelarecherche@gmail.com

Les inscriptions sont encore ouvertes !

 

 

22.04.2009

Les ARD, pourquoi?

 

 

LES ATELIERS DE LA RECHERCHE EN DESIGN



En novembre 2006 s'est tenue à Nîmes la première édition des Ateliers de la recherche en design, une initiative universitaire dont il importe de rappeler ici les objectifs :



- Faire un état des lieux de la diversité et de la richesse des initiatives actuelles dans le domaine de la recherche en design en France et, dans un second temps, dans la Francophonie (Suisse, Belgique, Québec, etc.).

-Inviter des chercheurs confirmés, d'une part, des candidats doctorants ou récemment diplômés, d'autre part, à nous exposer les problématiques, les modèles, les méthodes, les projets, les difficultés et les conclusions des projets de recherche qu'ils et elles ont entrepris, dans les disciplines considérées comme des `partenaires naturels' du design et bénéficiant- ce qui n'est pas encore le cas du design - d'une reconnaissance et de structures institutionnelles adéquates.

-Convier à la rencontre toutes les personnes qui, par leur pratique, leurs études, leurs projets ou leurs affinités intellectuelles -scientifiques et culturelles- manifestent un intérêt pour la recherche en design, dans le but de former en France puis dans la Francophonie, une communauté de chercheurs en design susceptible de se joindre à la jeune et très active communauté internationale de la recherche en design.


Ce qui nous motive est, tout simplement, le fait qu'à l'intérêt grandissant que manifestent envers la recherche en design, non seulement les écoles de design françaises mais aussi plusieurs disciplines scientifiques concernées par le design, ne correspond pratiquement aucune structure susceptible d'accueillir et de promouvoir les équipes de recherche, les laboratoires et les programmes habilités à former les futurs chercheurs, et par là même d'assurer la présence française dans la communauté de recherche internationale où son absence est pour le moins inexplicable et bien sûr regrettable. Cette situation est d'autant plus paradoxale que l'on sait, par ailleurs, qu'il se publie dans le monde une douzaine de revues savantes consacrées au design; que se tiennent plus d'une dizaine de colloques internationaux d'envergure dans l'année; qu'il existe actuellement une bonne vingtaine de programmes universitaires de doctorat en design; que le très actif site internet consacré aux questions des enseignants-chercheurs et des doctorants en design est consulté par plus de mille abonnés; qu'enfin le bulletin mensuel de la première et plus importante société savante, la Design Research Society, est envoyé à près de huit mille lecteurs. Tout ceci sans compter l'intérêt que suscitent auprès du public les expositions et les musées consacrés au design.


Bien entendu, la constitution d'une communauté de recherche ne s'effectue pas d'un simple coup de baguette magique. Celle du design devra, comme celles des autres champs disciplinaires, se pencher sur un certain nombre de questions parmi lesquelles figurent les suivantes :



-Quel champ de recherche revendiquons-nous, autrement dit : quels sont les objets que nous découpons sur le monde et sur lesquels nous nous proposons de construire des connaissances et des théories ? En quoi celles-ci sont-elles spécifiques au design, conçu comme discipline scientifique, c'est-à-dire en quoi consiste ce que Nigel Cross, après Bruce Archer, appelle le si intraduisible mais tellement juste « designerly way of knowing »? [Question épistémologique]



-Quels sont les outils et les méthodes que nous recommandons pour observer, connaître et interpréter ces objets ? [Question méthodologique]



-Quelles sont les problématiques ou axes de recherche que nous privilégions et comment ceux-ci se situent-ils par rapport à ceux des autres disciplines scientifiques ? [Question stratégique et politique]



-Comment justifions-nous les choix précédents, d'une part auprès de l'institution scientifique etuniversitaire, d'autre part en regard des enjeux sociaux (au sens large, incluant les enjeux environnementaux), présents et futurs ? [Question praxéologique et éthique]



-Quels sont les critères de validation et d'évaluation de nos recherches ? [Question critériologique]



-Quels sont les moyens de diffusion que nous privilégions pour nos recherches (revues, sites web, colloques, vulgarisation, etc.) ? [Question communicationnelle]



-Quels sont les dispositifs à mettre en place (organisation des laboratoires, financement, conventions de partenariat, etc.) ? [Question économique et organisationnelle]



-Comment assurons-nous la continuité entre les générations de chercheurs ? [Question pédagogique]




C'est pour nous acheminer vers des réponses à ces questions centrales qu'est né à Nîmes le projet des Ateliers de la recherche en design. Notre «communauté épistémique »- selon la belle expression d'Alain Antoine - étant encore à construire, nous n'en sommes pas encore au stade de l'organisation de colloques, c'est-à-dire à celui de l'appel à communications auprès des chercheurs. C'est pourquoi le conseil scientifique des Ateliers de la recherche en design procède, pour le moment du moins, uniquement par invitation pour constituer le programme des rencontres, en 'passant une commande' précise aux intervenants. Ceux-ci sont donc à considérer comme des experts dans un domaine dont nous présumons l'importance critique à l'égard de notre projet global. Ce projet, nous l'avons d'ailleurs conçu comme un projet de design qui s'échelonne tout au long de l'année selon une périodicité marquée par nos rencontres semestrielles : Nîmes (automne 2006) et Nancy (printemps 2007), suivis par Bordeaux (automne 2007), Nantes (printemps 2008), Tours (automne 2008) et Paris (printemps 2009) avec une ouverture souhaitée vers nos partenaires de la Francophonie (Genève ?, Montréal ?, Bruxelles ?,...).



Comme tout projet de design, celui des Ateliers réunit les acteurs indispensables à sa raison d'être et à sa conduite. Ce sont en l'occurrence :





-Les acteurs de la maîtrise d'ouvrage. Ils sont les représentants et les porteurs de la recherche en design, telle que celle-ci est définie par la communauté internationale de la recherche en design. Il s'agit, faut-il y insister, d'une vision très élargie et très contemporaine du design et de la recherche dite «située».


-Les acteurs de la maîtrise d'œuvre. La conception -le design- des lignes directrices, des objectifs et du programme des rencontres est la tâche du conseil scientifique des Ateliers de la recherche en design. Maîtrise d'œuvre collective, elle mobilise le noyau fondateur auquel se joint, pour chaque rencontre, un comité scientifique reflétant la spécificité régionale des institutions de recherche et d'enseignement accueillant les rencontres. Cette formule a le mérite de garantir tant la diversité et la richesse des perspectives indispensables au caractère essentiellement interdisciplinaire du design, que le maintien du cap pour le projet fondateur.


-Les acteurs de la réalisation, confiée pour chaque rencontre à un comité d'organisation local qui bénéficie des enseignements (et des improvisations !) des rencontres précédentes.


-Les acteurs destinataires du projet, à savoir tout d'abord les participants aux Ateliers, mais aussi tous les chercheurs, laboratoires, candidats chercheurs, organismes scientifiques, journalistes spécialisés, responsables de formations, bref tous ceux et celles pour qui le développement de la recherche en design constitue une priorité. À noter que le rôle des destinataires dépasse celui de simples usagers dans la mesure où ils sont invités à être des co-designers du projet.


Dans cette perspective, en poursuivant l'analogie, chaque rencontre des Ateliers de la recherche en design doit être considérée comme une préfiguration, une esquisse, une maquette de travail, un prototype expérimental, bref un modèle conceptuel nous permettant de nous acheminer plus sûrement vers notre objectif. Celui-ci, dans l'état actuel d'avancement de notre projet, correspond à la création d'un centre universitaire de recherche en design et, conjointement, d'un programme de doctorat/Ph.D. vraisemblablement international. Mais comme tout projet de design également, le nôtre verra sa commande être constamment réinterprétée et par conséquent ses objectifs se transformer et se préciser à mesure que se déploiera le projet. Nous entendons principalement par là deux choses : d'abord, la nature exacte de la contribution que nous espérons obtenir de la part des disciplines considérées comme nos « partenaires naturels » et à qui nous passons commande ; ensuite, la spécificité du regard que, en tant que discipline, le design pose sur le monde. Nous avons choisi pour cela de travailler « en creux », de façon comparative, et préféré dans un premiers temps être attentifs au regard que posaient sur le design ces partenaires naturels (sciences de gestion, sciences de l'ingénieur, sciences anthroposociales, etc.), donc à la façon dont le design était interprété, sollicité, revendiqué et compris (ou non) par eux.


Le champ de la recherche en design est occupé et convoité actuellement, tout particulièrement en France, par deux approches : celle, à l'université, des arts appliqués et celle, dans les écoles d'art et/ou de design, du design dit d'auteur. Or ni l'une ni l'autre ne nous apparaît être en congruence avec le projet dont nous sommes porteurs pour les Ateliers, pour les raisons suivantes qui mériteraient, c'est entendu, un traitement plus approfondi. La première approche est celle de la seule discipline qui accueille à l'université des préoccupations de recherche sensibles au design (en clair, des doctorants en 'design') ; elle se caractérise par l'absence quasi-totale de travaux empiriques au profit d'une posture principalement spéculative, souvent philologique et/ou philosophique (esthétique), et d'un traitement d'inspiration herméneutique permettant, croit-on, une certaine liberté d'écriture qui ne manque pas, occasionnellement, de briller intellectuellement. La seconde approche, actuellement en émergence si l'on en croit les débats dont elle fait l'objet et les remous qu'elle provoque dans les milieux concernés, construit son argumentation sur un amalgame entre la 'recherche' artistique et la recherche universitaire, où celle-ci est en général discréditée sous le prétexte que la rigueur dont elle doit faire la preuve entraverait gravement la liberté créatrice. L'isolationnisme auquel conduit une telle prise de position relève de la démission intellectuelle, d'autant plus que les justifications auxquelles la communauté de recherche est en droit de s'attendre et qu'elle pourrait même, dans les meilleurs cas, être curieuse d'entendre, laissent très largement à désirer.

Nous sommes donc en présence, pour forcer le trait, de deux solitudes : d'un côté une forme d'intellectualisme logocentrique produisant des métaphores, des modèles et des concepts à profusion, mais sans ancrage réel dans le monde complexe des pratiques du design et des modes d'habiter le monde qui en résultent ; de l'autre une production d'artefacts signés et souvent séduisants qu'accompagnent parfois des discours qui relèvent davantage d'une culture de la critique d'art érudite ou du journalisme savant que du propos scientifique, d'une forme de 'théorisation' qui amène l'un de ses promoteurs les plus en vue à affirmer sans sourciller au'« il n'existe pas en Hollande [pourtant l'un des foyers les plus actifs de la recherche en design aujourd'hui, ndlr] une tradition de théorisation en design».


La forme de recherche qui est à l'horizon du projet des Ateliers doit bien entendu être décrite autrement que par ce qu'elle ne voudrait ou ne devrait pas être. S'il fallait en résumer quelques traits caractéristiques complémentaires, nous dirions, en paraphrasant une expression connue, qu'elle suscite un dire sur le faire capable d'éclairer le faire et, indissociablement, un faire irrigué par un dire dont l'ancrage dans le faire garantit la fécondité. Pensée dialectique et complexe, assurément, que représente assez fidèlement un ruban de Möbius sur lequel théorie et pratique sont ni dedans ni dehors, ni avant ni après, ni causante ni causée, mais toujours néanmoins l'un et l'autre. En d'autres termes encore, il s'agit d'une forme de recherche en design (et non pas en sociologie, en économie, en gestion, etc.) par le design, et non plus seulement pour le design ou sur/à propos du design, nourrie par la pratique de terrain des designers ­chercheurs et ouverte sur les autres champs disciplinaires, ceux que, dans nos Ateliers, nous appelons les partenaires naturels du design.

Notre diagnostic tient du manifeste, nous en convenons, et pour ne pas sombrer dans la polémique, cédons en conclusion la parole à deux chercheurs reconnus pour ne pas être en reste lorsqu'il s'agit d'appuyer leurs arguments et de justifier leurs positions. Le premier, Klaus Krippendorff, diplômé de la HFG d'Ulm (1961) et depuis lors enseignant et chercheur en sciences de la communication aux États-Unis, résume ainsi la situation dans son dernier ouvrage The semantic turn . A new foundation for design (2006, dans l'Introduction, pp. ii et iii):

L'acception contemporaine du mot "design", auquel réfère parfois l'appellation "art appliqué", porte encore l'empreinte de la révolution industrielle. Cela n'a plus lieu d'être. En fait, cette acception se présente de plus en plus comme un anachronisme, ce qui nous porte à inciter le design à s'ancrer dans le tissu de la société contemporaine. [ ...] Les magazines de design, qui prolifèrent, ne font que reproduire des photographies stériles [de produits]. Elles ne font que promouvoir des produits, des fabricants ou des designers, et leur signification sociale ne fait que s'amenuiser. La recherche sur les consommateurs se prétend seul arbitre [de la qualité] des produits de design ; elle invite à une consommation informée, qui demeure néanmoins consommation, et le marketing utilise le mot design pour vendre les marques les plus chères. [...] Les disciplines scientifiques auxquelles les designers pouvaient s'adresser pour rationaliser leurs tâches, telles la psychologie de la perception, l'ergonomie et les sciences de l'ingénieur, atteignent leurs limites et sont ébranlées par le doute épistémologique. Les considérations fonctionnelles, esthétiques et de marché ayant servi dans le passé de justification à la conception des produits sont aujourd'hui remplacées ou détrônées par des préoccupations d'ordre social, politique et culturel, telles que la soutenabilité écologique et l'identité culturelle [...]. Le design doit changer de registre [...] et concevoir des artefacts, matériels ou sociaux, susceptibles d'avoir un sens pour leurs usagers, de venir en aide aux groupes sociaux et de constituer des ressorts pour une société en voie de se reconstruire à une vitesse et selon des formes inconnues précédemment. La façon dont on redéfinit aujourd'hui notre condition d'être humain et le rôle joué par les techniques dans ces redéfinitions [...] ouvrent aux designers un champ inouï de contributions potentielles bien plus significatives que ce qu'elles étaient sous la domination de l'industrie.


Dans la suite de son ouvrage, et au-delà des effets rhétoriques propres à ce type d'introduction, il expose et justifie de façon convaincante dans quelles conditions épistémologiques, méthodologiques et praxéologiques ce «tournant sémantique » du design devra s'effectuer.


Le second, Terence Love, designer et ingénieur britannique (1975), logicien et consultant en communication design en Australie, s'exprime ainsi dans la critique très circonstanciée de l'ouvrage Visualizing Research (Gray & Malins, 2004) qu'il a livrée à la demande expresse du bulletin mensuel de la Design Research Society (DRS News, oct. 2006) :


La nécessité de développer de nouvelles approches de recherche dans le domaine visuel en art et design ne fait pas de doute. [...] Ce sont des questions difficiles exigeant un travail attentif de différenciation conceptuelle, de pensée critique, et un souci particulier de développer des raisonnements valides dans leurs moindres détails. Sans ces capacités, les discussions tournent à ces sortes de spéculations non justifiées qui ont trop longtemps encombré le discours en art et design. [...] On entend souvent dire que de nouvelles techniques de recherche sont nécessaires pour comprendre les objets [relevant de l'art et du design] perçus visuellement et interprétés culturellement. Mais pour que s'imposent ces techniques nouvelles, il faut pouvoir raisonner avec intelligence afin de montrer où, dans quelle mesure et pourquoi les méthodes de recherche disponibles ne parviennent pas, dans ces domaines, à satisfaire aux exigences habituelles de la recherche. Ceci implique qu'on se livre à une analyse de la fécondité et des limites épistémologiques et pratiques des méthodes existantes, et qu'on montre ensuite que des méthodes de recueil de données qui ont fait leurs preuves ne conviennent pas à l'art ni au design [...], ce que ne font pas Gray & Malins. [...] Leur point de vue est que les pratiques artistiques équivalent en droit à des pratiques de recherche, qu'elles ont même valeur que les processus d'analyse et d'enquête [propres à la recherche]. (...] Les auteurs essaient de prouver que les pratiques créatives en art et design constituent en réalité une forme de recherche qui diffère de la recherche telle que conduite dans les autres champs [...] et de nous persuader de considérer tout simplement la pratique en arts visuels comme de la recherche proprement dite. [...] Le pseudo­argument invoqué par les auteurs pour effectuer l'amalgame entre la pratique en art et design et la recherche consiste à affirmer qu'on peut les considérer toutes les deux comme des voyages (Journeys) [dans leurs champs respectifs]. [...] La portée de l'ouvrage est entachée tout au long par des raisonnements fallacieux [...] et par des techniques de persuasion empruntées à la sophistique, [...] alors qu'un raisonnement cohérent et l'absence de sophismes constituent précisément des compétences de base en recherche. [...] Les étudiants qui utiliseront ce livre comme base de leur formation à la recherche compromettent leurs carrières de chercheurs et, par ricochet, le champ même de la recherche en design.


Si nous avons choisi, dans un premier temps, d'insister davantage sur les directions vers lesquelles nous ne voulons pas voir s'engager le projet des Ateliers de la recherche en design, ce n'est pas pour nous distancier des deux postures évoquées, mais pour les englober dans une perspective plus large et les faire dialoguer avec d'autres paradigmes, ainsi que cela se fait depuis plusieurs années déjà dans la communauté internationale des chercheurs. Car nous sommes convaincus qu'elles recèlent un potentiel et une fécondité qui ne pourront s'épanouir que si elles acceptent de s'extraire du solipsisme où leurs traditions historiques et intellectuelles respectives les ont enfermées et s'exposent au travail de réflexivité dont nulle entreprise intellectuelle rigoureuse ne saurait se dispenser. Nous sommes convaincus en effet qu'il y a là matière à renverser les choses de façon à mettre en évidence, non seulement la cécité épistémologique et l'impuissance méthodologique de telles postures de recherches, mais aussi et surtout une voie originale débouchant sur des contributions significatives aux travaux d'une communauté internationale de recherche encore très lourdement tributaire de la tradition intellectuelle anglo-saxonne.


Alain FINDELI

Pour le Conseil scientifique permanent des ARD Unimes, Janvier 2007

18.04.2009

Appel à contribution Doctorants

 

 

 

Ateliers de la Recherche en Design

6ème Édition

Paris 11 et 12 juin 2009

 

Comment une activité de projet qui n’est pas une science mais une pratique, fondée sur des cas de figures empiriques, peut-elle produire de la connaissance ? Le terme d’ « Ateliers » choisi pour le grand chantier ouvert sur cette réflexion à l’Université de Nîmes, nous renvoie à la mise en situation traditionnelle du projet de design, en atelier, où se fécondent les savoirs transversaux propres à cette discipline et la mise en œuvre d’une pensée créative. Mais le terme « recherche » nous oriente aussi vers l’idée de laboratoire au sens de la recherche universitaire. Nous sommes donc d’emblée confrontés à un questionnement singulier, épistémologique : de quelle production de connaissance parle-t-on lorsqu’on parle de recherche en design ? L’ambition de production de connaissance, au sens académique, ne peut limiter celle-ci à une connaissance qui serait « incarnée » dans le produit ? Elle ne peut pas non plus se limiter au transfert des connaissances sur le design apportées par les disciplines qui, en sciences humaines, en économie, en sciences de l’ingénieur… se sont penchées sur cette pratique. Peut-on, à mesure qu’on avance sur ce que la recherche en design n’est pas, trouver ce qui pourrait en faire la spécificité ? Dans quel(s) registre(s) pourrait-elle être lisible ? Quels pourraient en être les domaines privilégiés ? Quel(s) sont ou pourraient être les résultats dur la pratique quotidienne des designers ? Comment la recherche en design et les recherches sur le design dans d’autres champs disciplinaires peuvent-elles se féconder ?

Ces questions sont largement débattues au sein d’une communauté internationale de recherche en design qui s’est développée depuis une quarantaine d’années. L’objectif est d’ ouvrir un débat aussi dans le monde francophone du design, peu présent dans le milieu international, mais où de nombreuses initiatives apparaissent qui ont besoin d’une plate-forme commune pour se rencontrer et se faire entendre.

Nous avons souhaité que les Ateliers de la Recherche en Design soient aussi l’occasion d’accueillir des personnalités engagées dans une activité de recherche ne ressortant pas uniquement du monde académique. De nouveau, il s’agit de créer des occasions de croisement fertiles entre les activités de terrain et celui des théories et de la prospective.

Frédéric Degouzon
directeur recherche et développement international

Jocelyne Le Bœuf
directrice des études

Juin 2008

La possibilité pour des travaux émergents, conduits dans le cadre d’études doctorales, d’êtres présentés et débattus constituera l’autre point  fort de ces rencontres. Nous invitons donc tous les chercheurs et doctorants de participer à une poster session organisée le :


Jeudi 11 juin POSTER SESSION, Université Paris 1 -

Centre Saint-Charles


L’École Doctorale Arts et Sciences de l’Art et le Centre de Recherche Images Cultures et Cognitions (CRICC) de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne accueillent la sixième édition des Ateliers de la Recherche en Design.


À cette occasion, deux manifestations conjointes sont organisées :

-D’une part, un panorama des recherches doctorales en design et sur le design sous forme d’une poster session.

-D’autre part, trois tables rondes sur la recherche en design.

- Les terrains de la recherche

- Les terrains des PME

- Les terrains des professionnels

La poster session permet aux jeunes docteurs et doctorants de présenter leurs recherches en Design et sur le Design, de confronter leurs travaux et d’en discuter, de montrer la richesse et la diversité des objets de recherche, des méthodes, des méthodologies et des objectifs.

Tous les domaines du design sont concernés : le design graphique et visuel, le design d’espaces,   le design sonore, le design produit, le design interactif et le design de service, ainsi que  les partenaires naturels du design : les recherches appliquées, fondamentales, épistémologiques issues des  sciences de l’ingénieur, sciences de gestion, sciences  humaines et sociales et autres disciplines du projet.

 

Bannière partenairs ARD copie.jpg


 



[1] Le 12 juin les Ateliers de la Recherche en Design sont organisés à la Parsons School of Art + Design Paris.

Les ARD, c'est quoi?

PRÉSENTATION ET OBJECTIFS

 

On observe depuis une dizaine d'années, dans les écoles de design, un intérêt notable et croissant envers la recherche. Un large consensus semble régner quant à la nécessité, à l'urgence même, de développer cette activité aux côtés de l'enseignement. Par contre, les définitions de ce qu'est ou devrait être la recherche en design sont nombreuses et parfois contradictoires. Toutefois, dans les pays où la formation des professionnels du design s'effectue à l'Université, on s'achemine actuellement vers une relative harmonisation des points de vue, car l'activité de recherche y est encadrée par des normes, reconnues et acceptées, de qualité, de pertinence et de rigueur que les instances universitaires ont précisément la mission et le privilège de définir. La situation est plus confuse par contre dans les pays, comme la France, où le design s'enseigne principalement dans des écoles qui ont pour seule tâche la formation de professionnels compétents et où, par conséquent, on n'exige pas des enseignants qu'ils et elles conduisent une activité de recherche et de formation à la recherche, même si plusieurs tentatives dans ce sens sont apparues récemment.

 

La grande diversité des pratiques de recherche s'explique par la spécificité - et parfois l'inertie - des traditions artistiques, scientifiques, industrielles et institutionnelles nationales dont relève le design, et en tout premier lieu par la définition même du terme «design» qui en résulte. Ainsi, ce que recouvre ce terme en français n'est pas la même chose que ce que les Anglo-Saxons appellent design, ni d'ailleurs ce qu'on entend par disegno en Italie.

 

C'est en prenant acte de la situation actuelle en France et pour entreprendre d'y remédier que nous invitons les personnes qui, par leur pratique, leurs études, leurs projets ou leurs affinités intellectuelles - scientifiques et culturelles - manifestent un intérêt pour la recherche en design, à participer aux premiers Ateliers de la recherche en design.

 

Ce communiqué a pour but de résumer brièvement le cadre et les objectifs généraux de cette rencontre.

 

Face à l'extrême diversité des pratiques qui se réclament de la recherche en design et afin d'offrir aux candidats chercheurs des formations adéquates et reconnues (masters, doctorats), une communauté internationale de recherche en design s'est peu à peu constituée pour construire les cadres épistémologiques, méthodologiques, critériologiques, économiques et institutionnels appropriés et indispensables à une bonne pratique. Comparée à celles des autres disciplines, la communauté de recherche en design est très jeune, une quarantaine d'années si l'on considère la création en 1966 au Royaume-Uni de la première et plus importante société savante, la Design Research Society. Par la suite, en 1997 est fondée l'European Academy of Design ainsi que, dans la même période, diverses initiatives nationales. Celles-ci sont invitées à se fédérer, depuis 2005, au sein de l'international Association of Societies of Design Research. Au plan international, nous en sommes donc actuellement au début de la troisième génération de chercheurs, dont le nombre peut être estimé à environ un millier. À l'image de toute communauté de recherche, celle du design s'est dotée des outils et organes indispensables à son développement et à son rayonnement: laboratoires et équipes de recherche, programmes de formation, revues savantes et publications, sites web, colloques internationaux, programmes de subvention. À titre d'exemple, les colloques internationaux majeurs réunissent aujourd'hui plusieurs centaines de participants et une bonne centaine de communications sélectionnées par leurs comités scientifiques respectifs. Selon leur statut (universitaire ou non), leur vision du design (art, ingénierie, management, discipline académique, etc.), leur niveau d'étude (L, M, D) et, bien évidemment, la compétence en recherche de leurs enseignants, les nombreuses écoles de design s'inscrivent très inégalement dans ce cadre. L'absence presque totale de la France à ces manifestations et dans les publications est très notable, pour des raisons qu'il n'est pas opportun d'exposer ici.

Parmi les principales questions actuellement débattues au sein de cette communauté figurent notamment les suivantes

- l'extension du concept de design ainsi que les modèles théoriques qui en rendent compte (polarité connaissance/action);

- les objets d'étude à privilégier (produits, processus, acteurs; conception/usage);

- la diversité des types de recherche (recherche pour, sur, par le design; recherche fondamentale, appliquée, située, recherche-création) et les méthodes à privilégier (quantitatives, qualitatives, actives, etc.);

- la place du projet de design dans le projet de recherche (dialectique singularité/universalité);

- la dimension éthique de l'acte de design (responsabilité sociale, développement durable, mondialisation, modes de vie); l'évaluation de l'impact économique de l'activité de design et de R&D en design;

- l'absence d'une esthétique propre au design.

 

L'objectif principal de cette première édition des Ateliers de la recherche en design est de faire un étai des lieux de la diversité et de la richesse des initiatives actuelles dans ce domaine en France, ainsi que des perspectives envisageables. Pour ce faire, nous avons convié des représentants, tous et toutes chercheurs confirmés, de ce qu'on peut appeler «les partenaires naturels» du design, à nous exposer les problématiques, les modèles, les méthodes, les projets, les difficultés et les conclusions des activités de recherche qui, dans leurs domaines respectifs, présentent un intérêt (présumé) pour des chercheurs en design. Ces partenaires naturels sont les suivants :

 

- les sciences de l'ingénieur

- les sciences de gestion

- les sciences humaines et sociales

- les autres disciplines du projet : architecture, arts, urbanisme, paysage, etc.

 

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Et comme ce qui nous motive est le développement de la recherche et de la formation à la recherche, nous réservons également une part importante aux doctorants de diverses disciplines récemment diplômés ou actuellement engagés dans des projets de recherche relevant du design.

 

Par ailleurs, nous souhaitons que nos rencontres s'effectuent dans un esprit de collaboration, de convivialité et d'échange propice à la constitution d'un réseau permanent. Aussi avons-nous choisi un terme issu de notre culture du projet pour désigner cette initiative («ateliers» plutôt que «colloque») et envisageons ­nous pour ces Ateliers une périodicité biannuelle. Une seconde édition est déjà envisagée pour le printemps 2007 à Nancy, qui pourra d'ailleurs être élargie à la communauté francophone internationale (Suisse, Belgique, Québec, etc.).

 

Les organisateurs et responsables scientifiques,

 

Brigitte Borja de Mozota, Alain Findeli & Georges Schambach

 

 


Les ARD 6ème éditions se tiendront à Paris les 11 et 12 juin 2009

 


Nous avons le plaisir de vous annoncer que la sixième édition des Ateliers de la Recherche en Design (ARD 6) se tiendra à Paris les 11 et 12 juin 2009 et nous vous invitons à bien retenir ces dates sur votre agenda.


La rencontre est organisée conjointement par la Parsons Paris School of Art + Design et l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne : le Centre de Recherche Images, Cultures et Cognitions (CRICC) et l’École Doctorale Arts & Sciences de l’art et se tiendra dans les deux établissements. Les dates ont été choisies pour coïncider avec l’événement « Designers’ Days » qui se tient annuellement dans la capitale depuis neuf ans déjà.

 

Le programme détaillé de la rencontre est actuellement en préparation. Il comportera une exposition, des tables rondes, des séminaires de recherche doctorale, des conférences et se distinguera ainsi des formules adoptées lors des précédentes éditions. Nous vous aviserons des mises à jour successives du programme qui seront publiées sur le site web de la manifestation. « Les terrains de la recherche en design » est le titre retenu par le comité scientifique permanent pour cette sixième édition.

 

Tout comme à l’occasion des précédentes rencontres, nous avons le souci de réunir tous les acteurs susceptibles de se rencontrer sur les terrains où s’effectue la recherche et de veiller à ne pas accentuer la distance qui trop souvent encore sépare les « théoriciens» des «praticiens». Dans toutes les disciplines professionnelles (en médecine, en ingénierie, en enseignement, en travail social, en management, etc.), on déplore en effet souvent le fait que les résultats de la recherche ne «percolent» pas suffisamment dans les pratiques professionnelles. C'est le cas également en design. A Nantes, sous le titre «Transfert(s)», la quatrième session des Ateliers de la Recherche en Design s'était d'ailleurs penchée sur la question. Nous nous proposons cette fois-ci de renverser la question, en quelque sorte : se pourrait-il que les besoins ou les commandes de recherche issues du terrain des pratiques (agences de design, entreprises, associations d'usagers, etc.) ne remontent pas suffisamment jusqu'aux chercheurs? En d’autres termes, nous donnerons l’occasion aux divers partenaires potentiels des chercheurs d’exposer quelles sont, à court terme, les questions ou, à plus long terme, les programmes de recherche en design qu’ils souhaiteraient soumettre aux équipes de recherche. Nous inviterons également des collègues européens à nous présenter des cas de collaboration ou de partenariat particulièrement réussis du point de vue privilégié pour cette rencontre. Nous donnerons, une fois encore, largement la parole aux doctorants en cours de thèse. Enfin nous nous pencherons sur les sessions passées sous forme d’une exposition rétrospective originale afin de voir si, des diverses problématiques abordées, émerge une singularité propre à notre communauté de recherche de langue française.

 

Le comité scientifique permanent des Ateliers de la Recherche en Design

Brigitte Borja de Mozota, Alain Findeli et Georges Schambach

Avril 2009

 

 

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PRESS RELEASE

TO all members of the Design Research community

 

 

We are pleased to announce that the sixth session of Les Ateliers de la Recherche en Design (ARD 6) will be held in Paris on June 11 th and 12th, 2009 . We invite you to note these dates in your diary.


The conference is jointly organized by Parsons Paris School of Art + Design and the University Paris 1 the Pantheon Sorbonne: the Culture, Research Center Images and Cognition (CRICC) and Doctoral School Arts & Sciences of art and will be held in both establishments. The dates have been selected to coincide with the annual “Designers' Days,” event, which has been held in the capital for the last nine years.

A detailed program of events is currently under preparation. It will include an exhibition, round tables, seminars on doctoral research, and symposia, distinguishing this year’s events from previous conferences organised by Les Ateliers de la Recherche en Design. We will notify you regarding any updates to the program, which will be published on our website. The Permanent Scientific Committee has selected the title “The grounds of research in design” for ARD 6.

As it has been for previous meetings, our objective is to foster a productive interchange by bringing together all the relevant actors in the field of design research, taking care not to accentuate the distance that all too often separates the “theorists” from the “experts”. In all of the professional disciplines (medicine, engineering, teaching, social work, management, etc.), it is often lamented that the results of research do not ”percolate” sufficiently into professional practice. This is also the case in design. In Nantes, under the title “Transfer (S)”, the fourth session of Les Ateliers de la Recherche en Design also considered this issue. This time, we propose reversing the question: could it be that the demand, indeed the need, for research arising at the ground-level of design practise (design agencies, companies, users associations, etc.) is not transmitted back up to the researchers effectively? In other words, we will give the researchers’ various potential partners in design an opportunity to expose not only the short term questions, but also to highlight the programmes in design that merit investigation by research teams over the long term. In addition, we will invite our distinguished European colleagues to present what they consider to be particularly successful cases of collaboration or partnership between design professionals and researchers.  Yet again, the conversation will be led primarily by Ph.D students currently working on theses in the field. Finally, we will reflect on past sessions of Les Ateliers de la Recherche en Design in the form of an original retrospective exhibition, through which we hope to identify an emergent singularity in our approach to the various problematics facing research in design.

 

The permanent scientific committee of the Ateliers de la Recherche en Design

Brigitte Borja de Mozota, Alain Findeli and George Schambach

April 2009



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